Je me souviens de cette mère, assise en face de moi dans mon cabinet, le regard fatigué et les mains tremblantes. Elle était venue me voir après avoir enfin découvert ce que son fils, Maxime, vivait à l’école. Les mots sont sortis par vagues : « Il ne voulait plus aller à l’école… Il se plaignait de maux de ventre tous les matins… J’ai cru que c’était du stress, mais jamais je n’aurais imaginé… »
Maxime était victime de harcèlement scolaire depuis des mois. Des moqueries, des brimades, des messages anonymes sur les réseaux sociaux. La mère s’en voulait de ne pas avoir vu les signes plus tôt. Elle se sentait coupable, impuissante, démunie face à la souffrance de son enfant. Mais elle était aussi épuisée — émotionnellement et physiquement — par le poids constant de cette situation.
Et c’est là que se trouve souvent le nœud du problème : comment soutenir son enfant victime de harcèlement sans s’oublier soi-même ?
Le harcèlement scolaire ne touche pas seulement l’enfant — il contamine tout le foyer.
➡ Les enfants harcelés deviennent souvent plus irritables à la maison. Ils peuvent refuser de parler, s’enfermer dans leur chambre, ou répondre avec agressivité.
➡ Les parents, eux, oscillent entre la colère et la culpabilité : "Pourquoi n’ai-je rien vu ?" "Qu’ai-je raté dans son éducation ?"
➡ Les frères et sœurs, quant à eux, peuvent se sentir délaissés ou dépassés par l’attention portée à l’enfant victime.
Une mère m’a confié un jour :
« J’essaye de l’aider, mais j’ai l’impression de marcher sur des œufs en permanence. Si je lui pose trop de questions, il se ferme. Si je n’en pose pas assez, il croit que je m’en fiche. »
La pression psychologique est immense. Les parents veulent protéger leur enfant, mais le harcèlement est insidieux, il s’infiltre dans chaque recoin du quotidien. Les disputes se multiplient, la tension s’installe, et le parent finit par s’épuiser.
Soutenir son enfant ne signifie pas lui enlever sa capacité à se défendre. L’objectif n’est pas de tout faire à sa place, mais de lui donner les outils pour se reconstruire.
Un père m’a raconté :
« Mon fils me disait qu’il était nul, qu’il méritait ce qui lui arrivait. J’ai pris le temps de lui montrer tout ce qu’il savait faire. On a fait ensemble une liste de ses qualités et de ses réussites. Ça a changé sa manière de se voir. »
Encourager la prise d’autonomie
Soutenir, c’est aussi encourager l’enfant à retrouver son pouvoir :
Un enfant harcelé a besoin d’un parent disponible et stable. Mais comment rester stable quand on est soi-même submergé par l’inquiétude ?
Un père m’a dit un jour :
« J’ai réalisé que si je voulais aider mon fils, je devais d’abord retrouver mes forces. J’ai commencé à faire du sport à nouveau, et ça m’a permis de prendre du recul. »
Le piège, c’est de croire qu’en s’épuisant, on aide mieux. En réalité, c’est le contraire : on est un meilleur soutien quand on est émotionnellement solide.
Il existe des ressources précieuses pour accompagner votre enfant (et vous-même) :
Le harcèlement scolaire affecte non seulement l'enfant, mais aussi le système familial dans son ensemble.
➡ L'approche systémique permet de comprendre comment le harcèlement influence les dynamiques familiales et d'identifier les leviers d'action au sein du système.
➡ Un spécialiste systémicien aidera non seulement votre enfant à exprimer sa souffrance, mais il permettra aussi à la famille de retrouver un équilibre global.
➡ Cette approche est particulièrement précieuse pour aider les parents à soutenir leur enfant sans s’épuiser émotionnellement.
J’ai moi-même été formé à l'approche systémique et je l'ai beaucoup utilisée lorsque j’exerçais dans mon cabinet. Cette méthode m’a permis d’accompagner de nombreuses familles confrontées à des situations de harcèlement scolaire. Elle permet de réintroduire le dialogue, de renforcer la confiance entre les membres de la famille, et de redonner à l’enfant une place légitime au sein du système familial.
Un père m'a confié après une séance de thérapie systémique :
« J’ai compris que je n’étais pas le seul responsable de ce qui arrivait à mon fils. Ensemble, en tant que famille, nous pouvions retrouver une dynamique plus apaisée. »
Je repense à cette mère qui, après plusieurs séances, m’a dit :
« Mon fils n’est pas encore totalement guéri. Mais il ose maintenant me parler. Il sort plus souvent. Il a repris le dessin. Je crois qu’il commence à retrouver confiance en lui. »
Le chemin est long, mais chaque petit progrès est une victoire. Le rôle du parent n’est pas de "réparer" l’enfant — mais de lui offrir un cadre sécurisé pour qu’il retrouve peu à peu sa force intérieure.
L’amour, l’écoute, et la patience sont vos meilleurs alliés. Votre enfant a la capacité de guérir — et vous êtes le phare qui l’aidera à retrouver son chemin.
Vous n’êtes pas seuls. Il existe des solutions. Vous êtes capables d’aider votre enfant — sans vous sacrifier.
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