En tant que thérapeute, j’ai reçu de nombreux enfants et adolescents en souffrance, et parmi les sources de détresse les plus fréquentes aujourd’hui, il y a le cyberharcèlement. Ce phénomène, insidieux et omniprésent, prolonge la violence bien au-delà des murs de l’école : il s’infiltre dans les foyers, dans les moments de solitude où un enfant devrait se sentir en sécurité.
Ce que j’ai pu observer en cabinet, c’est que le cyberharcèlement est souvent invisible aux yeux des adultes. Les victimes, par honte, culpabilité ou peur des représailles, se murent dans le silence. Mais certains signes doivent nous alerter.
Le cyberharcèlement ne se limite pas aux insultes sur les réseaux sociaux. Il prend de multiples formes, toutes destructrices :
Les réseaux sociaux sont devenus des espaces de socialisation incontournables pour les jeunes. Mais ils sont aussi un terrain propice au harcèlement, car l’anonymat et la viralité permettent aux agresseurs de frapper sans être immédiatement inquiétés.
Dans mon cabinet, j’ai vu des enfants qui, en quelques semaines, sont passés de l’enthousiasme à la détresse totale. Certains signes doivent nous alerter :
Face à ces signes, il est essentiel d’agir rapidement.
Le cyberharcèlement et les dangers du numérique ne concernent pas seulement les enfants et adolescents. Même les jeunes adultes peuvent en être victimes, et même les familles les plus sensibilisées ne sont pas à l'abri.
Ma propre fille a été confrontée à ce type de menace lorsqu’elle était jeune adulte. Un jour, elle m’a appelé, paniquée : son compte Facebook avait été piraté, et le pirate utilisait son profil comme cheval de Troie pour récupérer des informations auprès de ses contacts. Il envoyait des messages en son nom, tentant d’obtenir des données sensibles de ses amis et proches.
Pourtant, je l’avais éduquée aux dangers du numérique, je lui faisais confiance et elle était consciente des risques. Mais cela n’a pas empêché cette intrusion dans sa vie privée. C’est un rappel brutal que, malgré toutes les précautions, personne n’est totalement à l’abri.
Heureusement, elle a eu le bon réflexe de m’en parler immédiatement. Nous avons pu agir rapidement en :
Cette expérience m’a rappelé à quel point la réactivité et la communication sont essentielles face aux menaces numériques. Beaucoup d’enfants n’osent pas parler, par peur d’être jugés ou de perdre leur accès aux réseaux sociaux. L’élément clé, c’est la confiance : si ma fille avait eu peur de ma réaction, si elle avait hésité à me parler, nous aurions peut-être découvert le problème trop tard.
Même en étant vigilant, même en éduquant nos enfants aux risques, nous devons rester attentifs aux signes : un changement d’attitude, une gêne soudaine face au téléphone, une peur inexpliquée… Autant d’indices qui doivent nous alerter et nous pousser à ouvrir le dialogue.
Dans mon approche, j’essaie toujours d’accompagner parents et enfants en leur donnant des outils concrets. Voici quelques pistes pour prévenir et gérer ces situations :
1. Créer un climat de confiance
Encouragez votre enfant à parler en adoptant une posture bienveillante. Ne minimisez jamais ses ressentis, même si ce qu’il raconte vous semble anodin.
2. Éduquer aux réseaux sociaux
Beaucoup d’enfants et d’ados ne réalisent pas les conséquences de leurs actes en ligne. Apprenez-leur à utiliser Internet avec prudence : ne pas partager d’informations personnelles, bloquer et signaler les harceleurs, ne jamais répondre aux provocations.
3. Encadrer le temps d’écran
Limiter l’exposition aux réseaux peut réduire la dépendance et la vulnérabilité face aux attaques numériques.
4. Surveiller sans espionner
Il est légitime d’avoir un œil sur l’activité en ligne de son enfant, mais en respectant son intimité. Plutôt que de fouiller dans son téléphone, privilégiez le dialogue et la sensibilisation.
5. Savoir comment réagir en cas de cyberharcèlement
Ressources utiles :
3018 – Numéro national contre le cyberharcèlement
www.e-enfance.org
– Assistance et conseils
Le cyberharcèlement est un enjeu majeur que j’ai choisi d’aborder dans mon livre Spoutnik et Léa. À travers cette histoire, j’ai voulu offrir aux enfants une manière d’identifier ce qu’ils peuvent vivre ou observer autour d’eux, tout en leur donnant des pistes pour en parler et trouver de l’aide.
Spoutnik et Léa n’est pas seulement une fiction, c’est aussi un outil de sensibilisation, conçu pour aider les jeunes lecteurs et les adultes à comprendre les mécanismes du harcèlement et à agir.
Pour en savoir plus sur le livre, rendez-vous ici : www.stephanerallier.fr/spoutnik-et-léa
Le cyberharcèlement est un fléau qui prospère dans le silence et l’indifférence. Ce que j’ai appris en cabinet, c’est qu’un enfant qui se sent écouté, entouré et soutenu peut retrouver confiance en lui.
En tant que parents, éducateurs, professionnels, nous avons un rôle essentiel à jouer pour protéger et outiller les jeunes face aux dangers du numérique. Parlons-en, ouvrons le dialogue, brisons l’isolement.
Parce que derrière chaque écran, il y a un enfant qui mérite d’être protégé.
Prenez simplement contact avec moi. Je répondrai à toutes vos questions en rapport avec mes différents types d'écriture.
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